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© Lucille Reyboz

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Lokua KanzaAuteur

Biographie

Artiste pur. Le mot est fort, certes, et souvent galvaudé, mais concernant Lokua Kanza. l'épithète s'avère amplement mérité.


Découvert en 1992 avec son premier et somptueux album éponyme - "Lokua Kanza",depuis peu réédité par Universal -, l'homme se fait une haute idée de la musique et, juste parmi les justes, refuse tout compromis : "Contrairement à la plupart des artistes africains, à qui leurs producteurs disent "on va faire comme ci, vendre comme ça" j'ai choisi de produire moi-même mes disques et de suivre mon propre instinct. " Le métier, Lokua connaît.


Congolais par son père, Rwandais par sa mère, il naît à Bukavu en République démocratique du Congo (ex-Zaîre), apprend à chanter dans !es chorales des églises, commence a tâter de la guitare dans des groupes de rumba zaïroise puis part se perfectionner au conservatoire de Kinshasa où il intègre solfège, harmonie, composition et parfait sa connaissance instrumentale. 1980 ; musicien exceptionnellement doué - outre la (les) guitare(s), il joue de la sanza, des claviers, des perçussions, flûte., chante et arrange -, il creuse son sillon sur les scènes africaines, de Kinshasa à la Côte d'Ivoire (où il demeure deux ans), accompagnant notamment la grande star zaïroise La Reine Abéti. 1984 -. il débarque à Paris. Et très vite se mêle à la communauté musicale africaine.


Compagnon de route de Ray Lema, Papa Wemba- et Manu Dibango, il collabore aussi au projet Sixun et, tout en écrivant pour les uns et les autres, se constitue peu à peu son propre répertoire. 1992 : en octobre, Lokua Kanza donne son premier grand concert parisien, jouent en première partie d'Angélique Kidjo à l'Olympia. A ses côtés, deux partenaires qui ne l'ont plus quitté depuis . la rayonnante Julia Sarr (voix), originaire du Sénégal et son propre frère, Didi Ekukuan (basse, voix, percussions diverses, tambour à aisselle, tambourin, etc.). Il enregistre au cours de l'hiver 92/93 son premier opus (éditions Peermusic France), où l'on découvre un univers profondément habité, d'une luminosité intense, une musique aussi limpide que techniquement avancée, un chant de funambule aux nuances extrêmes, d'une transparence quasi-surnaturelle : " Je voulais retrouver la magie des nuits de mon enfance à Kinshasa", dit-il, Ambiances nostalgiques, climats éthérés et méditatifs, dénuement, simplicité, accords minimaux, mélopées liquides et ondulatoires, douceur absolue, l'art de Lokua Kanza impose d'emblée sa - très subtile - différence.


Dës la fin de 1993, le chantre est devenu une star. La presse s'affirme "sous le choc", "envoûtée", "hallucinée", "revigorée"... Lokua Kanza signe avec une major (BMG), tourne un peu partout dans le monde, assure les premières parties de Jean-Louis Aubert, Youssou N'Dour, Patrick Bruel, produit (dans les studios de Peter Gabriel) des séances pour ses amis Papa Wemba et Geoffrey Oryema... Et s'attèle à la réalisation de son deuxième album, "Wapi Yo" (éditions Peermusic France). fabuleuse réussite commerciale, CD bourré de mélodies enchanteresses, de trouvailles instrumentales, de vocaux renversants, nappé d'arrangements soyeux et, accessoirement, incontestable réservoir de hits, à commencer par les fameux "Shadow Dancer" ou "Sallé".


Resté confidentiel, son troisième album ne connaîtra pas, lui, la même félicité (il sera néanmoins réédité par Universal). Après trois années de retrait, Lokua Kanza (qui entre-temps n'a cependant pas chômé, composant à tour de bras) revient aujourd'hui avec son 4ème album "Toyebi Te" (édité par Universal music publishing).